Les nouvelles ambitions dans l’exploration spatiale pourraient exiger de collecter les ressources naturelles in situ. A commencer par l’eau. Mais les défis restent immenses.

Au lendemain d’une nouvelle annonce d’Elon Musk, qui décrit la colonisation de Mars par l’humanité – propulsée par ses fusées – comme imminente, et alors que les acteurs (majoritairement privés) du « New Space » sont chaque jour plus engagés dans l’exploitation commerciale de cette dernière frontière, une nouvelle « space race » se développe, pour le forage des ressources minières spatiales.

L’idée d’exploiter les ressources naturelles des astéroïdes n’est en elle-même pourtant pas nouvelle : elle a plus de 100 ans, évoquée pour la première fois dans une nouvelle de science-fiction de 1898, « Edison’s Conquest of Mars ». Elle résonne aujourd’hui d’une manière beaucoup plus convaincante, sur fond de possible pénurie de ressources sur Terre : nous pourrions être 10 milliards d’habitants en 2070 , et les astéroïdes, selon certains acteurs du secteur, deviendront une source rentable et quasi-inépuisable de matériaux comme l’or, le nickel, le cobalt, le platine dont sont friands les industriels toujours plus gourmands de l’électronique et des circuits intégrés.

Cette omniprésence du téléphone portable et de l’ordinateur a déjà déclenché sur Terre, ou plutôt sur mer, une course aux forages du plancher océanique en eaux profondes, censé abriter en nombre ces précieux métaux et qui voit de nombreuses entreprises se disputer les droits d’extraction dans une nouvelle version de la ruée vers l’or, jouée à 1.500 mètres de profondeur. De tels forages ne sont, comme on peut s’y attendre, pas une excellente nouvelle pour l’environnement dans ces zones dont la biodiversité est encore largement méconnue, et de nombreux scientifiques ont déjà tiré la sonnette d’alarme.

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